Ma toute première fois
Mercredi 24 janvier 2007Ma toute première fois, c’était il y a 8 ans… à l’ACF, j’ai joué
mon premier satellite, ma première partie officielle. Quelques
jours avant on m’avait enseigné les rudiments du poker, j’ai dû
apprendre ce qu’était un brelan, une suite, une quinte, puis
vaguement le bouton, les blinds, les relances, je ne sais même
plus si j’avais une notion de la position.
Plutôt que regarder ces messieurs, faire la potiche et
m’émerveiller sur des coups que je comprenais à peine, je
me suis lancée et me suis assise à une table où se trouvaient,
sans que je le sache, faute de les connaître, des caïds du poker
dont entre autres, Furlong, champion du monde, Lucie Rocach,
meilleure joueuse européenne, voire mondiale ( je reviendrai
un jour sur elle et son jeu), Thomas Gibson un grand joueur de
cash game et PP the bandit que je n’ai plus à présenter. Puis, le
festival a commencé, paires d’as, de rois, dames, valets, je n’ai
jamais eu autant de jeu au cours d’une partie dans ma carrière
de pokerplayeuse, et quand les cartes étaient en dessous de 10,
je touchais mon flop. Pas de nuance, je passais ou je faisais
tapis, un tapis qui grossissait très rapidement, pendant que mes
adversaires s’interrogeaient sur ma personne et se faisaient sortir
les uns après les autres.
Peut-être avaient-ils oublié que, à moi aussi, une petite minette
de province, la chance du débutant pouvait me sourire!!! J’étais
aux anges, sur un nuage, je rayonnais, un petit groupe de
personnes s’était agglutiné autour de la table. Dire que l’on
m’avait bassiné avec les difficultés du poker, 5 minutes pour
apprendre, une vie pour savoir jouer, alors que moi, novice, je
venais d’éliminer un champion du monde… Au bout d’une
heure, j’étais déjà en tête à tête avec 90 % des jetons contre mon
adversaire au tapis bien ridicule. Sans aucun doute la victoire
m’appartenait, mais c’était sans compter sur la pugnacité de
mon adversaire, le maestro, PP the bandit : “Je ne peux pas te
laisser gagner, sinon le poker va te coûter très cher ” . J’ai souri
me croyant invincible, « essaye mon coco, en un coup, je te
massacre et plus besoin de théoriser sur un jeu de récré… » . En
l’espace, de deux trois mouvements, nos tapis se sont égalisés,
et pas le temps de dire ouf que déjà, je n’existais plus.
Juste remboursée de mon entrée, juste le droit à un autre tour;
Enfin la leçon était comprise, je suis retournée à la case de
départ, à savoir, faire la potiche et regarder les champions,
j’attendrai deux ans pour l’autre tour, mais cela c’est aussi une
autre histoire…
En effet, j’ai terminé à l’ACF 4ème du 250 hold’em no limit sur 150 joueurs, la performance vient surtout du fait que j’avais 40° de fièvre à 5 heures du mat’ lors de la finale. Heureusement, la team 770 au complet m’a soutenue jusqu’au bout. Ce tournoi avait très mal débuté. Au bout de 10 minutes de jeu, mes 500 jetons de départ ont déjà failli se volatiliser.J’ai en main
