Dernière heure de jeu

Sa Majesté est trop Bonne

Alain Roy

Alain Roy vient de réaliser une opération qui l’a propulsé dans le top 5 des chip-leaders: il relance à 1,800 avec 8 5 en début de parole, mais se voit sur-relancé à 5,800 par le joueur en big blind, avec lequel il a un lourd historique de relances et sur-relances. Alain décide de faire le call, et ils sont en heads-up sur un flop 5 6 9

Son adversaire c-bet à 7,000, Alain se contente de call. Il le met sur un pocket pair, et veut profiter de toutes les scary cards qui peuvent tomber au turn.

Turn 2

Le big blind ne se décourage pas, il envoie un deuxième barrel à 12,000 jetons. Roy n’attendait que cela: il relance à 27,000. Payé.

La river est magique: 7 Après que son adversaire a checké, Alain envoie son tapis. Il se voit payé par J J et monte à 170,000 jetons.

 

Boum-Boum

Joël Benzinou

Joël Benzinou n’a pas connu la même fortune. « J’ai perdu un pot énorme en bluffant le fish de la table » précise-t-il avant de raconter le coup en question. Avec K au cut-off, le belge relance préflop, et se voit payé par Vasily Grebennikov au bouton. Le flop vient 9 8 4 et Joël c-bet à 2,600. Le Russe 3-bet alors à 5,500, « je pouvais sentir son cœur battre dans sa poitrine » précise Joël, « il n’est vraiment pas fier de sa main, et j’en profite: je fais tapis pour 70,000 jetons. »

Le Russe n’a que 25,000 devant lui, et tank un moment. Il décide de payer et retourne une paire de Sept. Rien ne vient aider le belge en turn ni en river, et il fait doubler son adversaire. Joël benzinou compte désormais 40,000 jetons, à une heure de la fin de journée. « Le coup était parfait » lance Sam Trickett à Joël, étonné par le call du Russe, « j’aurais foldé sans hésiter une seconde. »

 

Dans la foulée, à la même table, James Akenhead joue son tapis avec une paire de Dix en main. Il se heurte à une paire de Rois, et quitte la poker-room.