Time

L’heure est aux décisions difficiles: il reste 188 joueurs, pour 184 places payées. Par conséquent, le mot d’ordre aux tables est « time »: les shorts stacks font durer le plus possible, dans l’espoir d’atteindre les places payées sans avoir à risquer leur tapis. Les chip leaders, qui espèrent faire fructifier leurs jetons pendant la bulle en développant un jeu ultra-aggressif, se contentent de demander la clock, laissant ainsi 60 secondes aux short stacks pour se décider. A la fin du compte, on passe à la main suivante.

Mickael Sebban

Mickael Sebban est très fort à ce jeu-là: du haut de ses 40,000 jetons, il aura patienté pendant près de huit minutes lors de la première main, avant que quelqu’un demande le « time ». C’est d’ailleurs le joueur français Paul Pires Trigo, chip leader de la table et initiateur de la relance préflop, qui demandera la minute fatidique. Le coup suivant, Paul Pires Trigo relance de nouveau 11,500, et Christian Tardea envoie tapis pour 130,000 environ. L’action arrive sur Mickael Sebban, qui attend patiemment et ne bouge pas. Paul demande de nouveau le « time », et se lève, énervé, pour aller se chercher un verre d’eau.Problème: ayant relancé, le français est dans le coup, et n’a pas le droit de se lever de sa chaise. Il sera donc sanctionné par le floor manager: un tour de table sans cartes. Tilt.

Les blinds sont 2,500-5,000 ante 500, et si les premières éliminations ont été rapides, nous sommes désormais vraiment dans la bulle: le jeu se ralentit considérablement.