La dernière heure de jeu

On peut résumer ça à une hécatombe. Ou presque.

Au début du dernier niveau de la journée, le round 9 (blinds 400-800 ante 100) il restait 109 joueurs. Une heure plus tard il en restera 78. Sur toute la journée, presque 3/4 des joueurs auront sauté.

Heureusement nos amis français ont été relativement épargnés.

Alors, dans le désordre (mais chronologiquement, quand même)

Martin ronge son frein (What ?)

Sur cette heure de jeu, Bruno Martin n’aura joué que deux mains: une paire de 8 servie qui lui coutera 7,000 jetons, et une relance contre Gus Hansen qui a le mérite d’être contée à cause du dialogue qui s’ensuit:

Bruno raise UTG + 2 à hauteur de 2,500 (avec QJo avouera-t-il plus tard) et tout le monde passe, jusqu’à Gus Hansen situé en Big blind. Hansen lui demande: « You’re from Paris »

Bruno, qui ne parle pas un mot d’anglais (révélation fracassante faire par un de ses amis » répond un tonitruand « What ? »

Hansen rétorque: « Ok, You’re from Paris. I fold »

 Nicolas Levi: Rush Hour

Nico végétait depuis un moment avec un tapis réduit à une peau de chagrin (8,000 aux blinds 400-800 c’est un peu juste) et il décide d’envoyer sa boite en position UTG + 1 avec 4 3

Il se retrouve payé par A 6

Le board sera salvateur: 4 5 9 J J

20 minutes plus tard, le revoilà dans un coup fort sympathique, ma foi.

Sur un board 5 2 3 9

Nico Levi envoie 4,000 au bouton, dans un pot de 5,000.

Son adversaire paye et muck sa main en voyant 9 8 chez le français (sur un board pareil, c’est à se demander avec quoi il a bien pu payer)

David Benyamine: Straight Again

Benyamine affichait 51,000 à la fin du 8ème round, mais avec la capacité de swinguer qu’on lui connait, ça ne pouvait qu’évoluer. Je le retrouve succéssivement avec 30,000, puis 35,000, etc… lorsqu’arrive le coup suivant:

Sur un board 6 2 9 8 7

le français mise 6,500 jetons dans un pot qui en contient au moins le double. Son adversaire se torture l’esprit un bon moment avant de payer, pour découvrir qu’une fois de plus Benyamine a trouvé une quinte en river avec J en main.

Ce coup permet au français expatrié à Las Vegas de remonter à un beau 43,000 quelques minutes avant la fermeture.

Arnaud a le dernier mot

Arnaud Mattern aura passé une partie de la fin de journée à se fritter avec un de ses adversaires Anglais.

A plusieurs reprises, ils se sont volés, sur-volés sans jamais aller jusqu’à la rencontre fatale.

Ce dernier coup les oppose de nouveau, à 5 mn de la fin du day 1A.

Arnaud Mattern relance au cut-off, son adversaire en big blind relance une fois de plus (une fois de trop ?) et Arnaud sur-relance à 15,000. L’instant est dramatique: au bout d’un moment, la clock est demandée, et l’adversaire du français attendra jusqu’à la fin de la minute fatidique pour folder sa main. Entre duex, il n’aura pas quitté Arnaud des yeux, faisant mine d’avancer deux piles de jetons de 20,000, puis les reprenant… En bref, jouant avec les nerfs de tout le monde.

Arnaud a donc le dernier mot de ce dangereux duel , pour le moment en tout cas.

Chip Count

Pascal Perrault (team770) 38,900

Nicolas Levi 14,600

Arnaud Mattern 49,000

David Benyamine 44,000

Guillaume De La Gorce 47,000

Alexia Portal 19,000

Bruno Martin 20,000